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Transmusicales Rennes 2003
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| Bref, l'ambiance
à Rennes avait tout pour être caniculaire, des années
que la raïa attend le retour de Bérurier Noir, plusieurs mois
pour digérer la nouvelle... Un mois avant le concert, les places
étaient déjà toutes vendues et se revendaient au
double du prix d'achat sur Ebay, les transmusicales annoncaient eux-même
en pop-up sur la home de leur site que l'accès à la salle
pourrait être restreint ( ordre de préférence
: places payantes, pass-payants, pass-gratuits, pass-VIP )...
Le fameux teknival des Trans semblait enfin recevoir l'aval des autorités permettant d'espérer que cette année ne finirait pas en bataille rangée comme les 2 années précédentes. Et même un petit mot dans la presse locale signalait qu'à Rennes, on avait bien conscience de tout ça et que les renforts en termes de forces de l'ordre avaient été prévus... Et pour terminer les 15 jours précédents le concert, des appels au calme émanant du groupe directement étaient relayés sur les différents endroits clefs du net. |
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| Rennes,
jeudi 4 décembre 2003... Les abords du Liberté sont envahis par une foule hétéroclite, groupes éparses, gais et joyeux qui s'interpélent et se sourient, chiens vagabondants, l'évidence apparaît de fait, c'est bien Bérurier Noir qui sera l'événement de la soirée et le public ne s'y est pas trompé. La salle se remplit doucement et au fil des heures, dehors la foule se masse, tant et si bien que Bérurier Noir sortira sur le balcon du Liberté pour appeler encore une fois au calme avant le début du concert. |
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| Dans
la salle, la température est montée d'un cran : un Arno
entêté aura réussi à s'imposer face à
une foule qui, pourtant l'arrosait de cannettes en scandant : " Béru...
Béru... Béru... ". La lumière se rallume, dedans c'est tout sourire, entassés aux coude-à-coude les gens continuent de se sourire, trop heureux d'être là pour s'attarder à un vague inconfort, les joints tournent de partout et l'impression d'être là tous ensemble pour la même chose devient presque palpable. Le son commence, un silence incrédule et l'écran qui projette un voyage dans le temps en accéléré à coup d'actualités de 1989 à 2003 : le mur de Berlin tombe une 2° fois et tout repart... Le concert s'enchaînera dans une urgence globale qui n'en laisse que quelques souvenirs en flash... |
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| Et la
folie s'arrête, aussi brutalement qu'elle a commencée, nous
laissant hagards, les yeux éberlués et l'écume au
front... La foule bouge dans tout les sens, les gazs se font assez présents pour nous pousser contre une scène désormais vide, pendant 2 minutes on imagine le pire dehors... Ce n'est que plus tard que sortant enfin on découvre la fumée dehors, les bruits suspects, la présence insolite de chiens sur le festival, la fuite vraisemblable d'une borne d'incendie, les vitres cassées dans le Liberté... Sur le moment, guère moyen d'en savoir plus... Un videur planté devant une des portes cassées de l'entrée me lachera quand même un : |
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"
ah, vous étiez devant vous, hein ?... ben c'est bien, vous avez
passé un bon moment "
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| Les impressions
sur le concert s'échangent bon train et un vieux doute nous pousse
à aller voir la salle où Stephan Eicher devait jouer après
Bérurier Noir, nous permettant d'assister à un dernier moment
surréaliste : Stephan Eicher chantant Jo, le taxi sur Final Countdown... La suite se lira sur le web (notament via #propagande) où nous comprendrons comment la panique - gagnant le fond de la salle à la même vitesse que l'odeur des lacrymos - aura générée un mouvement de foule ; lequel mouvement qui en se heurtant aux portes closes ( pour cause d'affrontements dehors... ) et se croyant prisonnier aura fini par les casser, jettant dans la rue en pleine mêlée d'innocents festivaliers pourvus de billet et laissant l'entrée libre aux autres : un véritable chaos... Quelques brèves à droite et à gauche, nous livrerons la fin de l'histoire sans savoir être d'accord annonçant entre 200 et 300 personnes à l'extérieur ou 10 à 48 arrestations selon les sources. Les reproches resteront les mêmes : ceux d'avant, même mots - jaloux serait-on tenté de dire - , quand le web offre milles et une sources où chercher la vérité. |
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Alors Bérurier
Noir : traitres à la cause ou rebelles indomptables ?
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